Les ateliers vélo participatifs et solidaires ont besoin de conditions stables pour durer : des locaux décents et adaptés avec un accès garanti sur plusieurs années, le financement de postes techniques et de coordination, et la facilitation du réemploi de vélos. Ce conditions permettent aux atelier de garantir un accueil de qualité, de soutenir l’engagement bénévole et de continuer à faire vivre leurs activités au quotidien.
L’accès à des locaux décents et adaptés est nécessaire pour la pérennité des ateliers vélo existants : pour que les ateliers puissent rester des espaces de réemploi, de convivialité, d’apprentissage, et que des conditions qui permette à chacun de réparer son vélo soient garanties. L’augmentation du prix de l’immobilier ne permet pas à des structures associatives d’accéder à des locaux privés : ils doivent donc s’excentrer et / ou occuper des locaux non adaptés.
Nous demandons aux municipalités et à la Métropole :
La mise à disposition pérenne de locaux DÉCENTS et ADAPTÉS
- DÉCENTS : des espaces isolés et chauffables, étanches et sans rongeurs
- ADAPTÉS : suffisamment grands pour accueillir des permanences et du stockage
- PÉRENNES : avec des baux sur plusieurs années
Des baux précaires, des températures extrêmes… et des locaux inadaptés

Les ateliers vélo participatifs et solidaires de la métropole sont confrontés à une problématique commune : l’état de leurs locaux. Les ateliers sont confrontés à des baux précaires (la P’tite Rustine, le Cyclub et l’atelier du Chat Perché ont des conventions d’occupation temporaires. Cela rend incertaine la poursuite de leur activité d’une année à l’autre), des températures extrêmes (de -1°C en hiver à 38°C en été), toitures non-étanches, rongeurs. Ce ne sont des conditions adaptées ni pour les salarié.es, ni pour les bénévoles, ni pour les adhérents. Enfin la plupart des locaux des ateliers sont inadaptés à leurs activités. On considère que la taille idéale pour un atelier vélo est de 250 m2 (source ADEME) : de quoi stocker des pièces et des vélos, accueillir les bénévoles et avoir un espace bureau, de réunion. Fin 2025 aucun atelier ne bénéficie d’un atelier de cette surface. Par exemple l’atelier Janus Oullins et l’atelier du Cyclub ont des surface respectives de 35 et 65 m2.
Les situations locales des ateliers vélo
En 2025, l’atelier du Chat Perché a quitté son local de la rue Salomon Reinach contraint par le projet de réaménagement de l’îlot Mazagran. La hausse des prix de l’immobilier a conduit l’atelier à s’installer dans un autre quartier, entraînant une interruption de ses activités pendant plusieurs mois. Faute de moyens pour faire appel à des professionnel·les, le collectif a pris en charge avec l’appui des bénévoles les travaux, dynamique collective qui a permis d’ouvrir un nouveau lieu accueillant pour les adhérent·es. Le collectif est toujours confronté à la présence de rongeurs et à des températures extrêmes.

L’atelier du Cyclub a pour l’instant ses locaux dans une maison mise à disposition par un acteur privé. La superficie, de 65m2, ne permet pas d’accueillir dans les bonnes conditions les 800 adhérent.es, la maison est très mal isolée, il fait donc froid et les factures d’énergie sont élevées. Le local du cyclub n’est ni décent, ni adaptés, ni pérenne puisque qu’ils sont contraint de partir d’ici 2027 et doivent trouver un nouveau local. Cependant le foncier est de plus en plus élevé, les ateliers sont contraints de s’excentrer alors qu’ils sont des espaces de proximité dans les quartiers dans lesquels ils sont localisés.

L’Atelier les P’tits Vélos de Meyzieu partage un lieu, le Cyclopôle, mis à disposition par la mairie avec plusieurs associations. Avant d’avoir cet espace les permanences de l’atelier étaient mobiles : le samedi au marché et le dimanche sur la tracé de la Via Rhôna.

