Pérenniser : faciliter le réemploi de vélos !

Les ateliers vélo participatifs et solidaires ont besoin de conditions stables pour durer : des locaux décents et adaptés avec un accès garanti sur plusieurs années, le financement de postes techniques et de coordination, et la facilitation du réemploi de vélos. Ce conditions permettent aux atelier de garantir un accueil de qualité, de soutenir l’engagement bénévole et de continuer à faire vivre leurs activités au quotidien.

L’activité des ateliers vélo se base sur le réemploi des vélos abandonnés et des pièces détachées. Les ateliers donnent une nouvelle vie aux vélos abandonnés. Ils facilitent la réparation et permettent l’allongement de la durée d’usage des vélos. Concrètement récupérer des vélos abandonnés, puis les réparer ou démonter, permettent de remettre des vélos révisés en circulation et de donner accès aux adhérents à des pièces détachées d’occasion.

Sur la Métropole de Lyon, chaque année, les ateliers récupères près de 3 000 épaves issus de dons de particuliers ou de régie immobilières. Avec l’aide des bénévoles des différentes structures, un tiers des vélos sont remis en service et vendus. Le reste des vélos, considéré comme non-réparable, est démonté pour réparer d’autres vélos. Cela permet de valoriser directement 22 tonnes de déchet par an.

Pour poursuivre leurs activités, il est essentiel pour les ateliers vélo de sécuriser les gisements de vélos délaissés de bonne qualité et en quantité suffisante. Nous demandons aux municipalités et à la Métropole :

  • La pérennisation de la convention des donneries

Lors de la dernière mandature une convention a permis de faciliter la récupération de vélo issus des donneries de la métropole. Cependant cette convention ne permet aux ateliers une récupération satisfaisante de vélo en termes de quantité et de qualité. Il est donc nécessaire de faire évoluer cette convention pour permettre aux ateliers vélo d’accéder à une gisement de vélo de qualité.

  • La récupération de vélos issus de fourrières

Un deuxième gisement de vélo disponible pourrait permettre de sécuriser cette ressource pour les ateliers : les fourrières. Cela nécessite un lien direct entre les ateliers vélos et les fourrières communales pour que les ateliers aient accès aux vélos non récupérés par leurs propriétaires.

  • L’aide à l’achat de vélos reconditionnés

En 2024, peu d’aides à l’achat de vélo d’occasion avaient été financées par la métropole. Nous demandons une évolution de ce dispositif : élargissement du nombre de personnes éligibles et simplification de la demande en incluant de nouvelles catégories (étudiant.es, chomeur.euses, habitant.es de QPV, bénéficiaires du RSA)

Le rôle des ateliers dans le réemploi

Les ateliers permettent l’amélioration de la prévention, de la gestion et du recyclage des déchets, y compris en réinjectant et réutilisant les matières issues des déchets dans le cycle économique. Des objets sont fabriqués à partir de pièces inutilisables. Ainsi, leur production ne nécessite pas de nouvelles matières premières et évite l’accumulation de déchets.

En récupérant des vélos, les ateliers vélo réalisent un tri qui réduit le coût de retraitement pour la collectivité. IIs permettent aussi de réduire la consommation de ressources liée à la consommation française : en France, un tiers des vélo ne sont pas en état d’être utilisés et restent dans une cave ou un garage et on estime à 1,5 millions le nombre de vélos détruits chaque année. Les ateliers permettent de leur redonner une nouvelle vie.

Source : L’Heureux Cyclage, le réseau national des ateliers vélo participatifs et solidaires

Pièces détachées & vélo en réparation aux Bikers de l’INSA :

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